SHAMIKA plaide pour un accompagnement psychologique des familles endeuillées
Naomi Léila IRAKOZE, présidente de l’association SHAMIKA, appelle à renforcer l’accompagnement psychologique des femmes et des familles confrontées à la perte d’un enfant pendant la grossesse ou au moment de la naissance. Elle insiste sur l’importance de l’écoute, de la solidarité et de la lutte con
Na Rédaction IREBE FM ·
Les femmes et les familles confrontées à la perte d’un enfant pendant la grossesse ou au moment de la naissance ont besoin d’un accompagnement psychologique et d’un soutien de leur entourage. C’est le message porté par Naomi Léila IRAKOZE, présidente de l’association SHAMIKA, lors de l’émission MBE MUKENYEZI de ce vendredi 23 octobre 2026.
La perte d’un enfant avant ou au moment de sa naissance constitue une épreuve particulièrement douloureuse pour les parents. Face à cette situation, Naomi Léila IRAKOZE recommande aux femmes concernées, ainsi qu’aux familles endeuillées, de consulter des professionnels de la santé mentale, notamment des psychologues, afin de bénéficier d’un accompagnement adapté.
Un soutien psychologique pour surmonter le deuil
Selon la présidente de SHAMIKA, les épreuves de la vie peuvent affecter l’équilibre psychologique lorsqu’elles ne sont pas accompagnées d’une prise en charge appropriée. Elle insiste sur l’importance de reconnaître la souffrance des femmes qui perdent un enfant et de leur offrir un espace d’écoute, de compréhension et de réconfort.
Elle appelle ainsi la communauté à éviter les paroles blessantes, les accusations et les comportements stigmatisants à l’égard de ces femmes. Les propos qui leur attribuent la responsabilité de la perte de leur enfant risquent d’aggraver leur souffrance au lieu de les aider à surmonter cette épreuve.
« Au lieu de juger ou de culpabiliser les femmes endeuillées, il est essentiel de les écouter, de les réconforter et de les accompagner », tel est le sens de son appel à la solidarité et à la compassion. Cette formulation résume son message sans constituer une citation littérale.
Naomi Léila IRAKOZE souligne également que les difficultés liées à la santé mentale peuvent avoir des répercussions sur la vie familiale, les relations avec l’entourage et la réalisation des projets personnels et professionnels. Elles peuvent notamment se manifester par l’isolement, la perte de motivation, des conflits ou des difficultés à poursuivre ses activités quotidiennes.
Elle rappelle par ailleurs que la souffrance psychologique peut s’accompagner de problèmes de santé physique et qu’une prise en charge appropriée est importante pour préserver le bien-être général.
SHAMIKA mise sur l’écoute et la solidarité
Pour apporter un soutien aux femmes confrontées à ces situations, l’association SHAMIKA s’emploie à mettre en place des groupes d’échange et de soutien. Ces espaces permettent aux femmes concernées de partager leurs expériences, de s’écouter mutuellement et de trouver du réconfort auprès de personnes ayant vécu des épreuves similaires.
L’association organise également des activités de sensibilisation afin d’informer les personnes touchées sur les ressources disponibles et les possibilités d’accompagnement psychologique.
À travers son intervention, Naomi Léila IRAKOZE adresse un message particulier aux conjoints, aux familles et aux professionnels de santé. Elle encourage les maris à rester aux côtés de leurs épouses pendant cette période difficile et invite le personnel soignant à faire preuve d’empathie envers les parents endeuillés. Lorsque cela est nécessaire, elle recommande de les orienter vers des spécialistes de la santé mentale.
En définitive, la présidente de SHAMIKA rappelle que le deuil périnatal ne doit être ni un motif de honte ni une occasion de stigmatisation. L’écoute, la solidarité familiale et communautaire ainsi que l’accompagnement psychologique constituent des moyens importants pour aider les parents à traverser cette épreuve dans le respect de leur dignité.