Les agences de recrutement appelées à respecter les droits des travailleurs à l’étranger
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana, appelle les agences de recrutement à respecter la législation et les droits des Burundais envoyés travailler à l’étranger. Il annonce la suspension de l’autorisation de nouvelles agences, le temps d’évaluer
Par Rédaction IREBE FM ·
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana, appelle les agences de recrutement à respecter strictement la législation en vigueur et les droits des travailleurs burundais envoyés à l’étranger. Les autorités entendent également évaluer les pratiques des agences déjà opérationnelles avant d’autoriser de nouvelles structures.
Bujumbura, 26 octobre 2026 – Les agences chargées de recruter des Burundais pour travailler à l’étranger doivent exercer leurs activités dans le strict respect de la loi et des droits de la personne humaine. Elles ne doivent en aucun cas considérer les travailleurs comme de simples marchandises. C’est le message lancé ce lundi par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Édouard Bizimana, lors d’une conférence de presse avec les représentants des agences de recrutement à Bujumbura.
Le ministre a expliqué que cette rencontre fait suite à une demande du Sénat visant à examiner la situation des Burundais victimes de mauvais traitements dans certains pays étrangers. Selon lui, certains travailleurs se retrouvent dans des conditions particulièrement préoccupantes : certains sont dépouillés de tous leurs biens, tandis que d’autres sont emprisonnés.
Des mesures pour mieux protéger les travailleurs burundais
Face à ces difficultés, Édouard Bizimana a appelé les agences de recrutement à assumer pleinement leurs responsabilités et à veiller à ce que les travailleurs soient envoyés à l’étranger dans des conditions conformes aux exigences légales.
Il a également conseillé aux Burundais qui souhaitent partir travailler à l’étranger de préparer tous les documents requis avant leur départ. Le ministre leur a en outre recommandé de se faire enregistrer auprès des représentations diplomatiques et consulaires du Burundi dans leurs pays de destination. Cette démarche permettrait de faciliter leur identification et leur prise en charge en cas de problème.
Dans le même cadre, le ministre a annoncé la suspension de l’autorisation de nouvelles agences de recrutement, le temps pour les autorités d’évaluer le fonctionnement des structures déjà opérationnelles et de vérifier leur conformité aux obligations légales. Il a souligné que cette question relève des responsabilités de son ministère.
Des inquiétudes liées à l’envoi de Burundais dans des zones de conflit
Autre préoccupation soulevée par Édouard Bizimana : certains Burundais envoyés à l’étranger se retrouveraient dans des situations où ils seraient amenés à participer à des combats, notamment en Ukraine et dans d’autres pays africains.
Cette situation met en évidence la nécessité de renforcer la vigilance à toutes les étapes du recrutement et du déploiement des travailleurs à l’étranger, afin de prévenir les abus et de mieux protéger les ressortissants burundais.
À travers ces mesures et ces appels à la responsabilité, les autorités burundaises entendent renforcer le contrôle des agences de recrutement et la protection des citoyens qui choisissent de travailler hors des frontières nationales.