Le Burundi compte plus de 12 000 détenus pour 4 294 places dans ses prisons
Le ministre de la Justice, Alfred Ahingejeje, a indiqué devant le Sénat que les prisons burundaises accueillent 12 231 détenus pour une capacité de 4 294 places. Entre juillet et octobre 2026, 2 407 détenus ont été libérés dans le cadre des efforts de désengorgement. Le ministre a également évoqué l
By Rédaction IREBE FM ·
Le ministre de la Justice, Alfred Ahingejeje, a présenté ce mardi 27 octobre 2026, devant le Sénat réuni à Gitega, la situation carcérale au Burundi. Il a notamment évoqué la surpopulation pénitentiaire, les mesures de désengorgement des prisons et les retards dans le traitement de certains dossiers judiciaires.
Selon le ministre, les prisons burundaises hébergent actuellement 12 231 détenus, alors que leur capacité d’accueil est limitée à 4 294 places. Cette situation représente une surpopulation importante, les effectifs dépassant largement les capacités disponibles.
Alfred Ahingejeje a expliqué que cette situation s’explique notamment par le fait que les 11 prisons du pays et les deux centres de détention pour mineurs n’ont jamais été agrandis.
2 407 détenus libérés entre juillet et octobre 2026
Pour contribuer à la réduction du nombre de détenus, le ministre a indiqué que 2 407 personnes ont été libérées entre juillet et octobre 2026.
Il a également fait savoir que le ministère encourage les magistrats à privilégier des peines alternatives à l’emprisonnement pour les infractions moins graves, tout en réservant la détention aux auteurs d’infractions graves.
Cette approche vise à réduire la pression sur les établissements pénitentiaires, tout en favorisant une application adaptée des peines selon la gravité des infractions commises.
Des retards dans le traitement des dossiers judiciaires
Abordant la question des lenteurs dans le traitement des dossiers judiciaires, Alfred Ahingejeje a expliqué que certains justiciables, après avoir enregistré leurs dossiers, ne se présentent pas pour en assurer le suivi.
Cette situation oblige les juges à les convoquer à plusieurs reprises, contribuant ainsi aux retards dans le traitement des affaires.
Face à ces défis, la lutte contre la surpopulation carcérale et l’amélioration du fonctionnement de la justice demeurent des enjeux importants pour le système judiciaire burundais.