Bujumbura : L’Administratrice de Mukaza appelle à lutter contre la corruption
L’administratrice de la commune Mukaza, Aline Bigirimana, a appelé les responsables communaux à lutter contre la corruption et à mieux servir la population. Lors d’une réunion tenue le 28 octobre 2026 à Bujumbura, des cas présumés de corruption dans les secteurs de la sécurité et de l’éducation ont
Par Rédaction IREBE FM ·
La corruption est un frein au développement. C’est le message lancé par l’Administratrice de la Commune Mukaza, Aline Bigirimana, ce mercredi 28 octobre 2026.
Une réunion pour faire le point
Dans l’après-midi, Madame l’administrateur de la commune Mukaza a réuni à Bujumbura tous les responsables des services communaux, les chefs de zones ainsi que les responsables de la sécurité. L’objectif de la rencontre était clair : évaluer l’ampleur de la corruption à Mukaza et définir des actions concrètes pour l’éradiquer.
Lors des échanges, les participants ont reconnu que le phénomène touche tous les secteurs bien qu’il ne concerne pas tous le personnel du tel service. Dans la sécurité, certains agents exigeraient des pots-de-vin pour rendre service à la population. Dans l’éducation, des directeurs d’écoles demanderaient de l’argent aux parents pour inscrire leurs enfants, en prétextant des frais de bas pupitres.
Plus de 433 millions d’amendes collectées
Prenant la parole, colonel de police Emmanuel Ntakarutimana, commissaire communal de Mukaza, , a insisté sur la nécessité de sanctionner. Sans sanctions, la corruption persiste.
Il a indiqué que la Police communale a mené plusieurs opérations comme répression contre la contrebande et la consommation d’alcool en dehors des heures légales, entre autres infractions. Ces actions ont permis de collecter plus de 433 millions de francs burundais d’amendes.
Un appel à mieux servir la population
En clôturant la réunion, Aline Bigirimana a appelé chaque responsable à faire preuve d’introspection et à changer de comportement.
Elle a demandé à chacun, dans son domaine, de bien accueillir la population, de la servir sans rien exiger en retour et de répondre sans délai à ses préoccupations, en référant aux instances supérieures les cas qui dépassent leurs compétences, afin qu’aucun citoyen ne se sente lésé.