Plusieurs obstacles freinent la mobilisation des recettes fiscales au Burundi
Le ministre des Finances, Alain Ndikumana, a présenté devant l’Assemblée nationale le bilan des recettes fiscales des troisième et quatrième trimestres de l’exercice budgétaire 2025-2026. Il a notamment évoqué la pénurie de carburant, les coupures d’électricité et la non-utilisation des machines de
Na Rédaction IREBE FM ·
La pénurie de carburant, les coupures d’électricité ainsi que la non-utilisation des machines de facturation électronique par certains commerçants figurent parmi les principaux obstacles qui entravent la collecte des impôts et taxes, empêchant ainsi l’augmentation des recettes du Trésor public.
C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances, Alain Ndikumana, ce mercredi 28 octobre 2026, l
devant l’Assemblée nationale lors de la présentation du rapport des réalisations des troisième et quatrième trimestres de l’exercice budgétaire 2025-2026.
Selon le ministre, les recettes fiscales collectées par l’Office burundais des recettes (OBR) au cours du troisième trimestre se sont élevées à 894 milliards de francs burundais, contre des prévisions de 955 milliards. Quant au quatrième trimestre, les recettes mobilisées ont atteint 906 milliards de francs burundais, alors que les prévisions étaient fixées à 910 milliards.
Alain Ndikumana a indiqué que, malgré une amélioration des recettes enregistrées, les objectifs fixés n’ont pas été entièrement atteints. Il a notamment pointé du doigt certains services et établissements publics qui ne transmettent pas régulièrement leurs rapports sur l’utilisation des fonds mis à leur disposition. Il a cité, à titre d’exemple, l’Agence nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (ANAGESSA), chargée notamment de la collecte de la production de maïs, ainsi que d’autres entreprises commerciales.
Au cours des échanges, les députés ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment les retards observés dans la transmission des rapports financiers par certains services publics au niveau des provinces et des communes. Ils ont également insisté sur la nécessité de connaître l’utilisation des fonds alloués à chaque secteur ainsi que les résultats obtenus.
En réponse, le ministre Alain Ndikumana a plaidé pour que tous les ministères présentent régulièrement leurs rapports d’exécution budgétaire. Il a également souhaité que les responsables concernés soient invités devant l’Assemblée nationale afin de fournir des éclaircissements sur les irrégularités constatées dans l’utilisation des fonds publics et de préciser les réalisations financées au cours de chaque trimestre.
De son côté, le président de l’Assemblée nationale, Daniel Gélase Ndabirabe, a appelé tous les responsables des différents secteurs à faire preuve de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques.
Il a rappelé que le développement du pays repose avant tout sur l’engagement de ses propres citoyens, soulignant que sans transparence, rigueur et respect des délais dans l’exécution des activités, il sera difficile d’atteindre les objectifs de la Vision nationale du Burundi.
📸:Inama nshingamateka